Jazz et nouvelles musiques improvisées - Tournées, production de spectacles, production de disques

 


Hubert Dupont :
basse, sampler, lo-fi electronics

Tom Mays :
création interactive son et vidéo, programmation temps réel

Toma Gouband :
batterie, percussions


Renaud Rubiano :
vidéo interactive, création lumière, programmation temps réel

Olivier Pfeiffer :
assistant son, régie son,
programmation temps réel

 



... . in ENGLISH ... !

 

 

 

Une production : ULTRABOLIC

Charlène Pré : info ]@[ ultrabolic.com

Co-production :

L’Allan – Scène Nationale de Montbéliard
Césaré – CNCM – Reims

Avec les partenariats

Didascalie
Le Cube – Issy-les-Moulineaux
La Ville de Montreuil

Avec l'aide de la SPEDIDAM
et du DICREAM

 







Nigma-e à Montreuil, Théâtre Berthelot, novembre 2010, filmé par Igor Juget :




Nigma-e est un concert-performance, qui explore l’interaction entre musique et vidéo,
entre le programmé et l’improvisé.
 

Aux confins de l’improvisation free, de l’électro, de la drum & bass, de la musique contemporaine, du  jazz, de la fusion, ces improvisateurs utilisent basse, percussions, et instruments informatiques commandés par détection de mouvement ou manettes wii, ainsi que la vidéo interactive :  un dispositif effarant qui renforce la complicité sur scène, au service du jeu, de la lumière sonore, et du geste musical.

 
Tous les allers-retours entre la musique et l’image sont permis, et explorés : la vidéo (quatrième improvisateur) réagit à des paramètres qui proviennent de l’analyse du signal sonore, ou bien le traitement du son réagit à des mouvements détectés par une caméra, ou encore, bassiste et batteur affrontent un instrument gestuel qui manipule leur son… Parce qu'ici tout est joué et improvisé en temps réel, et tous les programmes sont faits maison.
 

 


 « … Elaborer nos instruments numériques, c’est la façon pour nous de rester dans la spontanéité de la musique improvisée, son émotion, sa fulgurance,
tout en incluant la vidéo comme un protagoniste ;
nous sommes doublement reliés les uns aux autres, dans le jeu réel, et grâce à une multitude d’interactions programmées ».


 
 




 

 


sur scène


Mays, Dupont, Gouband, ainsi que les écrans, se répondent :

Hubert Dupont utilise la basse électrique avec un dispositif de pédales et sampler qui propulse l’instrument du grave à l’aigu, du mélodique au bruitiste, du langage rythmique aux textures impalpables.

Tom Mays dialogue avec les autres musiciens grâce à des contrôleurs gestuels (mouvements devant une caméra, manettes wii, karlax) sans ordinateur visible sur scène ! Il joue parfois ses propres sons de synthèse, mais plus souvent des traitements sonores sur les autres instruments – réponses, obstacles, granulosités, résonances…

Toma Gouband improvise avec batterie, percussions et accessoires, parfois moteur d’un groove, parfois dans les trouvailles de matière sonore ; parfois il peut même frapper des objets virtuels disposés autour de lui, par le système de captation de mouvement.

La création vidéo et lumière, pilotée par Renaud Rubiano, se nourrit de nombreux paramètres qui proviennent de l’analyse des signaux sonores en temps réel, dont il joue pour générer des nuages d'objets, déformer des images 3D, déplacer des lignes, saturer des couleurs, faire défiler des flux vidéos … Il dispose de trois écrans pour improviser, parfois en duo avec un musicien.

Egalement en régie, Olivier Pfeiffer supervise le son et les spatialisations, mais aussi les multiples allers-retours de signaux et de paramètres numériques en réseau.

L’improvisation est structurée comme une succession de « scènes », chacune déterminée par un choix d’instruments, de mode d’interaction, de couleurs sonores, et par une trame résultant du travail collectif.

 



 

 


le projet artistique et le croisement des disciplines

Nigma-e est le résultat d’une réflexion collective sur le croisement des disciplines – musique improvisée, vidéo interactive, et traitements sonore en temps-réel - en vue d'une création scénique.

Dans une recherche de sensations nouvelles et excitantes, nous concevons et développons divers traitements et modes d'interaction qui offrent un réel potentiel expressif dans le jeu improvisé de la musique et des images.  Cela veut dire créer les programmations, et les apprivoiser comme des instruments.

Il s'agit de réaliser notre vision, en trouvant des réponses esthétiques à la problématique de l'interaction, quand interviennent les machines et leurs contraintes, et quand nous faisons l'effort d'apprivoiser la technique et de créer nos propres outils.

 
musique

 


Pour Hubert Dupont et Toma Gouband,  langage, pratique instrumentale, émotions partagées, sont en constante évolution. Ce renouvellement musical se fait soit par la construction de formes rythmiques et mélodiques différentes, dégageant des couleurs nouvelles et des modes de jeu originaux ; soit dans un élan libéré des contraintes formelles, tourné vers la magie plus abstraite des sons, des flux, de l'étrange, de la dramaturgie menée dans l'improvisation.

Ces deux attitudes créatives sont sollicitées lors de cette réalisation, toutefois Nigma-e est une nouvelle situation, parce qu'un interlocuteur direct dans l'improvisation est l'image, ou bien le retour immédiat de son propre son après transformation par l'autre. Ou bien parce que certains programmes appellent, pour que la magie opère, une attitude de jeu dans laquelle il faut "oublier ce que l'on sait faire",  se tourner vers le nouveau partenaire, apporter des solutions musicales, développer un jeu et le déployer.

C'est sans doute la simple continuation d'un parcours d'artiste, avec son contenu technique et son intensité émotionnelle, dans une réalisation qui peut rappeler l’effervescence d’un jazz libre et onirique – avec toutefois un renouvellement radical des outils, du langage, de l’esthétique.

Hubert Dupont utilise et mélange saturation-distorsion, émulations de formes d'onde, transposition d'un ou plusieurs octaves vers le haut ou vers le bas, harmonizer, phasing, expression, wah-wah, delays, loop station, ainsi que bottleneck, peignes, tiges, anneaux...

 
 

instruments informatiques


Les traitements temps réel son et image font intégralement partie du tissu de la musique, et même du geste instrumental. La fabrication d'instruments informatiques permet de se propulser à l'intérieur du jeu scénique des autres instrumentistes, et de rendre plus expressif et réactif le travail des interactions et l'évolution des traitements.

Les sons instrumentaux génèrent et transforment des images, les gestes sur des contrôleurs ainsi que les mouvements devant des caméras génèrent et transforment des sons, qui peuvent re-triturer les images, qui altèrent les sons de nouveau… Le tout provoque des états où l’on ne discerne plus les frontières entre le geste, la musique et les images.

Concrètement, l’instrumentarium technologique de Nigma-e se compose de caméras, vidéoprojecteurs, microphones, un réseau d’ordinateurs de traitement d’images et de sons en temps réel et une diffusion sonore en multicanal. Le son entoure le public dans une sorte d’espace virtuel et les images projetées sur grand écran et sur diverses parties de la scène jouent comme des éléments musicaux, à la fois réagissant au son et le provoquant.

 



lumière et vidéo


On a l'habitude de cadrer, ou de re-cadrer… Le parti pris visuel pour cette création serait plutôt de l'ordre du dé-cadrage.

Dé-cadrer l'image de son cadre de visée, pour pouvoir y montrer le contexte, en imaginant des hors-champ possibles grâce aux multiples supports de projections.

Dé-cadrer les media, en décloisonnant le médium vidéo du médium lumière, par exemple en baignant de lumière les écrans et en projetant des motifs vidéos sans respecter les supports cloisonnés (les écrans).

L'idée d'une composition collective et spontanée est au coeur de cette création plastique. Entre abstraction géométrique et narration abstraite, l'expérience nigma-e est un voyage de tous les sens, en utilisant l'image vidéo et la lumière comme mediums complémentaires d'un univers global pour créer une pièce homogène et hybride.

 


Hubert Dupont

Hubert Dupont arpente les chemins secrets et tortueux des musiques créatives – improvisées ou préméditées – avec gourmandise… Il arpente aussi petits clubs et grands festivals, de Helsinki à Vancouver, de Dakar à New York, et jusqu’à l’Opéra du Caire…

Il réalise Blitz Party, spectacle electro et video interactif avec Eric Vernhes (vidéo) et Stefanus Vivens (laptop), et … deux joueurs d’échecs ! (Fontenay-sous-Bois, 2006).

A la contrebasse, il enregistre « Dupont T : Spider’s Dance » (****Jazzman, Ultrabolic/Nocturne / 2007), invitant l’indo-new-yorkais Rudresh Mahanthappa, après avoir été « Révélation 2005 » dans Guitarist/Bass pour son album de contrebasse solo « Ultraboles » (2005). Il est aussi le contrebassiste de Kartet (depuis 1990 avec Benoît Delbecq, Guillaume Orti, Chander Sardjoe).

A la basse électrique, il co-leade Sawadu, avec Hervé Samb et Brice Wassy ; il est le bassiste de Thôt, le groupe de Stéphane Payen.

Il fut l’un des animateurs des Instants Chavirés, et co-fonda le Collectif Hask en 1993 ; dans le jazz contemporain et les nouvelles musiques improvisées, on l’a vu et entendu avec des artistes comme Steve Lacy, Calvin Weston, Nicolas Genest, Prabhu Edouard, Robin Eubanks, Hasse Poulsen, Nelson Veras, Magic Malik, Marjolaine Reymond, Glenn Ferris, Fabrizzio Cassol, Daunik Lazro, Noël Akchoté, Dominique Pifarély, Steve Argüelles, Antoine Hervé, Mathias Ruegg, Harold Land, Laurent DeWilde, … et hors du jazz, avec Fodé Diop (Sabar Ring), Kamilya Jubran, Saeid Shanbeh Zadeh, Elie Maalouf…


 

Tom Mays

Compositeur, interprète électronique et enseignant – spécialiste en informatique musicale : il est professeur associé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, dans la classe de Nouvelles Technologies appliquées à la composition.

Après avoir obtenu le Bachelor of Arts à l’Université de San José, Californie il vient en France où il fonde Studio Césaré à Reims avec Christian Sebille, réalise les environnements musicaux des créations de compositeurs invités à l’IRCAM et participe à de nombreuses aventures musicales en tant que compositeur ou interprète, ses oeuvres étant commandées et soutenues par divers studios et organisations tels La Muse en Circuit, Le Cirm, Césaré, La Grande Fabrique, le G.E.P.S (Rennes), Radio France, la Filature (Mulhouse).

Il collabore entre autres avec Michel Portal , Michaël Lévinas , Philippe Fénelon , Luca Francesconi , Ivan Fedele , Luis Naón , Georges Aperghis , Jean-Luis Agobet , Martin Matalon , ou encore Pascal Contet, Carol Robinson, Wu Wei, Xavier Rosselle, Jérôme Noetinger, et les chorégraphes/danseurs Olivia Grandville et Milena Gilabert.

Il s’intéresse surtout aux jeux instrumentaux de l’informatique temps réel, dans la musique écrite et improvisée, ainsi que dans les relations entre la musique et l’image.

 


 

 



Renaud Rubiano


Toma Gouband

Batteriste, improviseur, chercheur de sons, de liens entre les sons, de rythmes, de rythmes entre les rythmes, il joue avec des tambours, des cailloux, des branchages, du boom et du tchak, un cymbow, des plumeaux, des cloches, du vent et, parcourant les rythmes, les silences, les densités, crée un espace tantôt agité, tantôt immobile, jusqu'à faire chanter les matières et les airs.

Il a joué entre autre avec Nelson Veras, Michael Moore, Harmen Fraanje, Tobias Delius, Benoit Delbecq, Kim Myhr, Magic Malik, Nils Ostendorf, Brice Soniano, Clayton Thomas, Guillaume Orti, Ernst Reijseger, Fredrik Ljungkvist...

Trois disques sont parus pour son projet "Par 4 Chemins" chez Cristal Records (Abeille distristribution) : en trio avec Harmen Fraanje et Brice Soniano (P4C1), en quartet avec Magic Malik (1RDR) et en quartet avec Michael Moore.

 

 

 



Artiste Plasticien – Diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Nîmes puis de Marseille, développe une recherche plastique et scénographique à travers la vidéo et la lumière.

Il découvre l'image aux Beaux Arts par le biais de la photographie après des études Arts plastiques et en philosophie. Passionné par l'image, il crée ensuite des pièces et installations vidéo et commence à collaborer avec le spectacle vivant par la réalisation de décors, puis en intégrant l’image et la lumière à ceux-ci afin de baser une réflexion sur la scénographie dans son entier. Son travail prend forme entre la galerie et la scène toujours animé par une interrogation de l’espace et du temps en mêlant la vidéo et la lumière.

Formé aux logiciels de traitement temps réel du signal audio et vidéo par le Groupe de Musique Electro-acoustique de Marseille (GMEM) il commence à collaborer à didascalie.net dès 2006 et participe depuis 2007 au projet Virage.
 



Olivier Pfeiffer

Diplômé en Réalisation Sonore de l’ENSATT en 2004. Il réalise la conception sonore de différents spectacles de théâtre (Cie Crescendo, Cie Musithea, Cie Courte Echelle…), la régie son traditionnelle (Cie Arcosm : tournée française du spectacle Echoa; Cie Courte-Echelle: Rumeur 2002, Un petit boutde tout 2003, Humeurs d'humain 2005), la régie son numérique (Cie Incidents Mémorables : LaPluralité des Mondes 2005, Espace Indicibles 2007, Les Révélations d'une Ombre 2009; Cie Articulations : Un physicien disparaît 2005) ou encore la régie songénérale (Espace Alya Avignon off 2002-2005 ; Association Arborescence). Il intervient dans le cadrede formations sur les "réseaux audio numériques" à l'ENSATT-Lyon (2005-2006) ou encore sur lesformations données par la Cie Incidents Mémorables (ECM-Poitiers 2005, TNS-Strasbourg 2005).

 

 

Historique

   
En 2006, Hubert Dupont crée le spectacle Blitz Party, avec le musicien electro Stefanus Vivens et le vidéaste Eric Vernhes : il s’agit déjà de l’interaction entre son et image, toutefois au deuxième degré puisqu’une partie d’échecs jouée au bord de la scène et reliée au dispositif, déclenche les événements sonores et visuels qui orientent les improvisateurs …

Avec le batteur-percussionniste Eric Groleau, il fonde en 2007 Nigma-e, voué à la musique d’improvisation libre, au croisement avec des improvisateurs de divers horizons, et à la confrontation avec d’autres modes d’expressions artistiques.

C’est avec la rencontre de Tom Mays que Nigma-e va pouvoir approfondir l’interaction entre son et image au premier degré, puisque que ses instruments numériques lui permettent d’intervenir en temps réel sur l’improvisation, et de jouer au sein d’un trio qui produit et contrôle à la fois l’image et le son.

Tom développe et joue des instruments numériques depuis 20 ans, en incluant l’image dans son travail musical depuis 10 ans. En 2002 il reçoit la bourse « aide à la maquette » du DICREAM pour poursuivre ses recherches entre le son et l’image en temps réel. Grâce aux programmes tels Max/MSP et SoftVNS, la création d’instruments basés sur les analyses temps réel de l’image vidéo pour contrôler le son et l’image est devenu de plus en plus abordable durant ces 10 dernières années.






Résidences de création :

2010 : 9 nov. :
13 nov. :
2011 : 25 mars :
13 déc. :

 


à Montbéliard et à Reims, 2010

L'Allan, Scène Nationale de Montbéliard
Montreuil, Théâtre Berthelot
Nantes, Salle Paul Faure, Festival (((echo)))
Fontenay-aux-Roses, Festival...

   



    Tel : + (33) 1 48 59 39 74 - - - ou - - - +(33) 9 53 72 37 44

ULTRABOLIC
15 rue Kléber
93100 - MONTREUIL - FRANCE

Association loi 1901 fondée en 2004

 
 

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